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Pour Christine Boutin, « il y a certaines choses qui ne s’achètent pas »

Société - France

affiche_christine_boutin-il_y_certaines_choses_qui_ne_sachetent_pasEn période de Noël, Christine Boutin a choisi les grands magasins pour dénoncer les excès de la société de consommation et lui opposer ses valeurs. « Il y a certaines choses qui ne s’achètent pas ! » a-t-elle martelé. Un slogan non dénué d’arrière-pensées…

A un peu plus d’une semaine des fêtes de Noël, la candidate à l’élection présidentielle est venue à la rencontre des consommateurs aux grands magasins du boulevard Hausmann pour «attirer l’attention sur cette société d’ultraconsommation». En période d’austérité, en pleine crise économique, le message de la présidente du Parti Chrétien-Démocrate (PCD) a pour objectif de rappeler aux citoyens la vraie valeur des choses. « Cette société que nous avons construit depuis trente ans nous mène à l’échec et à la ruine, la crise est économique et morale. Il y a d’autres valeurs, tout n’est pas commerce» développe-t-elle auprès des passants, tracts à la main.

Pour sortir de cette société d’ultraconsommation, rien de mieux que le retour aux valeurs humaines, ces «valeurs d’une infinie richesse, un homme et une femme, l’accueil de la vie, l’intergénérationnel» explique l’ancienne ministre du Logement.

« Il y a des choses qui ne s’achètent pas ! » résume-elle, avant de dresser un parallèle avec sa situation actuelle. «Les parrainages, ça ne s’achète pas non plus. Je le dis, la démocratie est soumise à des pressions». Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé auraient en effet donné pour ordre aux élus UMP de ne pas accorder leurs parrainages à Christine Boutin. Si celle-ci n’obtient pas les 500 signatures nécessaires, elle ne pourra pas se présenter à l’élection présidentielle.

«Puisqu’on a voulu me tuer, je prend ma liberté. Là, on m’a poussé dans mes retranchements, je fais partie des indignés.»prévient-elle. La présidente du PCD en veut au président de la République et ne manque pas de le faire savoir. La semaine dernière, elle menaçait de lancer une « bombe atomique » contre le chef de l’Etat si celui-ci continuait de bloquer sa collecte de parrainages.

Pourrait-elle aller jusqu’à soutenir François Hollande ou François Bayrou ? L’ancienne ministre du Logement reste évasive. Une chose est sûre, son électorat catholique et social pourrait être très précieux au second tour de l’élection présidentielle. De quoi convaincre Nicolas Sarkozy de se montrer plus diplomate avec elle ? Rien n’est moins sûr.

 

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