Vous êtes ici Accueil Société Culture L’Opus Dei chasse les vieux démons

L’Opus Dei chasse les vieux démons

Société - Culture

escriva_de_balaguer_opus_dei

Décrite dans les lignes du Da Vinci Code, un « monstre » ou une « bête noire », l'Opus Dei a inquiété des millions de lecteurs. Avec son accroche sensationnelle, le Best Seller de Dan Brown s'attaque à l'institution religieuse sur fond de polémiques trompeuses. Pour démêler le vrai du faux, une révision s’impose.

Prélature personnelle dépendant de la congrégation des Evêques, une institution intégrée dans la hiérarchie de l'Église, l’Opus Dei reste depuis sa création sujette à controverse. Elle traverse les décennies en essuyant de nombreux surnoms qui viennent ternir son image.

Ainsi, elle est une « mafia de droite » vers la fin des années 1960, hostile aux visions de 1968. Puis une « secte » en 1980, ennemi de la société de consommation. Après les attentats du 11 septembres et le fameux pavé de Dan Brown, elle devient un « réseau secret qui conspire pour le triomphe de l’Occident chrétien ». Bref, à chaque époque, ses mensonges.

C’est d’ailleurs après la publication du chef d’œuvre chimérique que l’Opus Dei souffre d’un mal de reconnaissance. Dan Brown y dépeint « une secte » encline aux mortifications corporelles et au crime. Une coalition de fanatiques religieux prêts à tout pour leur dieu.

Pourtant, en réalité, la vie d’un membre de l’Opus Dei apparaît moins trépidante. Sur les 85 000 adeptes que compte la prélature, 98% des membres sont laïcs, la grande majorité d’entre eux est mariée, vit en famille et possède un travail. Seuls 2% sont prêtres. Son but ? Démocratiser la religion au travail et au quotidien, répondre aux questions que se posent nombre de croyants … et non-croyants, investir dans des initiatives sociales.

Pour se forger une nouvelle identité, loin des clichés romanesques, l’Opus Dei compte sur une approche simple : la communication. Invitée sur les plateaux de télé, présente sur le web (Facebook, Twitter, Youtube, etc.), l’institution emploie la verve avec succès, comme le montre le blog de la porte-parole de l’Opus Dei en France, Béatrice de La Coste, qui n’hésite pas à se caricaturer, pour mieux se disculper.

En ripostant de la sorte, l’Opus Dei sort de l’ombre et s’offre une place de choix pour répondre à ses détracteurs. Tout récemment d’ailleurs, un membre de l’Opus et journaliste à la chaîne américaine Fox News, Greg Burke, a rejoint l’équipe de communication du Vatican pour « dépoussiérer le Saint-Siège » selon ses dires.

L’Opus Dei sort de sa torpeur, pour son plus grand bien. Faisant preuve de transparence, l’Opus organise même des journées portes ouvertes, une manière de se réconcilier avec le public. Il balaie ainsi petit-à-petit les rumeurs, les complots et les machinations qu’on invente derrières ses murs. La tâche est immense pour réhabiliter l'Opus Dei. Le temps fera le reste.

 

Ajouter un Commentaire




Code de sécurité
Rafraîchir


International
La question
Après la mort de Kim Jong-il, pensez que le régime nord-coréen va commencer à s'ouvrir?

 
Suivez-nous sur Twitter et Facebook
Newsletter
Adhérez gratuitement à la newsletter