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Chronique politique - Septembre 2010 : Pour sa rentrée 2010, le PS prépare les élections de 2012

Chroniques - La chronique politique

Pour sa rentrée 2010, le PS prépare les élections de 2012En cette rentrée 2010, le parti socialiste cherche résolument à s'affirmer comme la principale force d'opposition face à un président de la République qui se veut inflexible sur les dossiers des retraites ou de la sécurité. Entre le soutien renouvelé aux mouvements syndicaux et la préparation des primaires socialistes, le PS s'avance lentement mais sûrement vers les présidentielles de 2012.

Mardi 21 et mercredi 22 septembre, les Journées parlementaires socialistes, censées préparer la session parlementaire qui s'ouvrira en octobre prochain, ont signé la rentrée politique du PS. Au cours de ces deux journées des députés européens, des membres de l'Assemblée nationale ainsi que des intellectuels de gauche ont pris la parole pour dénoncer la politique du gouvernement et le malaise social que connaîtrait la France. Le démographe Emmanuel Todd a ainsi évoqué "un tournant historique (marqué) par la baisse du niveau de vie des ménages".

Dans un discours adressé aux parlementaires, Jean-Marc Ayrault, le président du groupe "Socialiste, radical, citoyen et divers gauche" à l'Assemblée nationale, a réaffirmé les valeurs de la gauche. "L'idée de la République est née chez nous" a-t-il rappelé, tout en mettant en garde contre les "provocations de M. Hortefeux", "les reniements de M. Besson" et la "berscolunisation" de la politique française. Dans son discours de clôture, Martine Aubry a quant à elle appelé à remettre la République à l'endroit et à préparer l'alternance en 2012. En dénonçant une "République abîmée", le PS cherche ainsi à se présenter comme une véritable alternative à Nicolas Sarkozy.

Le PS a d'ailleurs tout à gagner en se saisissant du dossier fortement impopulaire de la réforme des retraites. C'est autour de l'opposition à cette réforme, contestée par une grande partie des Français, que le PS souhaite aujourd'hui consolider un potentiel électorat. Alors qu'à l'ouverture du débat le PS s'opposait essentiellement au report de la retraite à taux plein de 65 à 67 ans, c'est le symbole de la retraite à 60 ans qui est progressivement devenu le mot d'ordre pour les parlementaires. "La retraite à 60 ans, ce n'est pas mort", lançait mercredi Martine Aubry, dressant ainsi un parallèle avec le retrait du CPE en 2006. C'est d'ailleurs l'occasion pour les socialistes d'avancer leur premier argument de campagne en promettant le retour de la retraite à 60 ans en cas de victoire socialiste en 2012. Une mesure populaire, certes, mais qui ne semble pas convaincre les Français qui affirment à 62% ne pas croire en cette promesse selon un sondage Ifop paru mercredi dans La Lettre de l'Opinion.

Par ailleurs, cette unité affichée du PS n'empêche pas la persistance de rivalités internes alors que s'organisent les primaires socialistes. Ainsi les déclarations de Claude Bartolone sur une "entente entre Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn" en 2012 a créé le malaise au sein de l'opposition. Martine Aubry a cependant promis qu'il y aurait "beaucoup de candidats (...) de poids et de qualité". Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a quant à lui réagi en assurant qu'aurait lieu "une primaire de choix et non de principe". Autant de déclarations qui confirment que le PS s'est définitivement engagé dans la course à la présidentielle.

 

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