Primaires, aux Etats-Unis aussi
| Chroniques - La chronique politique |
En ce moment, on ne parle que des primaires socialistes. On en oublierai presque que la première puissance mondiale élira également un nouveau président en 2012.
Avant d’affronter très probablement le sortant Barak Obama, l’opposition américaine se prête aussi au jeu des primaires. Normal, après tout puisque le concept vient de l’autre côté de l’Atlantique.
Mardi soir, les huit candidats républicains à la présidence ont débattu sur les questions économiques dans le New Hampshire, un état dont la conquête pourrait être décisive (aux États-Unis, les candidats aux primaires sont désignés état par état).
En France, Martine Aubry, « gauche dure », et François Hollande, « gauche solide », se sont davantage distingués sur la forme que sur le fond.
Aux Etats-Unis, les deux candidats républicains les mieux placés dans les sondages, sûrement plus rodés à ce genre de joutes, n’ont pas hésité à proposer des solutions bien différentes, notamment sur le sujet de la résolution de la dette.
Avec 44% d’intention de vote dans le New Hampshire, le super-favori Mitt Romney a critiqué la proposition flashy "9-9-9" de son adversaire principal, l’ancien dirigeant d’une chaîne de pizzas Herman Cain.
Pour Romney, elle est trop simpliste : "les réponses simples sont toujours utiles, mais souvent inappropriées" a-t-il lancé à Herman Cairn. De on côté, il a joué la carte du sérieux en présentant son plan de 160 pages et 59 points destiné à relancer l’économie américaine.
Avec, une distribution du temps de parole moins strict qu’en France, le favori Mitt Romney a du répondre à une pluie de questions destinées à le pousser à la faute. Mais de l’avis des observateurs, il a surmonté l’épreuve et à réussi à conforter sa position.
Mais la route vers la maison blanche est encore longue pour lui. Alors que les primaires socialistes s’apparentent à un sprint, les primaires aux USA relèvent plus de la course de fond. Même s’il s’agissait déjà du quatrième débat des primaires républicaines, le candidat à la présidentielle ne sera pas désigné avant l’an prochain.







